Le renversement de l’individualisme possessif, de Hobbes à l’Etat social

 

indCe livre trace la genèse de l’État social depuis Hobbes jusqu’aux penseurs solidaristes. En passant par Locke, les physiocrates et Rousseau, l’ouvrage s’efforce de montrer comment l’État social se présente comme une alternative possible à l’atomisation d’une société façonnée par la propriété privée.

Agrégé de philosophie et docteur en philosophie, Pierre Crétois est chercheur associé au Sophiapol (EA 3932 Paris 10) et au CHSPM (EA 1451 Paris 1). Il mène des recherches, en philosophie politique, philosophie du droit et philosophie de l’économie, sur le droit de propriété et ses alternatives. Il récemment dirigé L’homme présupposé (avec Raphaël Chappé, Aix-en-Provence, Presses Universitaires de Provence, 2014).

 

Table des matières

Introduction

PREMIERE PARTIE
HOBBES CONTRE LOCKE
UNE DIALECTISATION DE L’« INDIVIDUALISME POSSESSIF »

Hobbes : d’une anthropologie individualiste à son « renversement » politique

La « tragédie des communs »
La propriété n’est pas le fondement de l’autorité
Une propriété assujettie au souverain L’« individualisme possessif » hobbésien en question

Locke : de l’« individualisme possessif » comme norme politique fondamentale

L’autonomisation de la propriété dans Le Second Traité du gouvernement civil de John Locke
Une légitimation du droit de propriété ?
De la communauté originairement négative des biens
La médiation laborieuse
Le droit de propriété ne saurait, par nature, avoir de conséquences néfastes
Droit de propriété et institution des gouvernements
Est-il légitime de considérer que la théorie lockienne présente les prodromes de l’économie néo-classique ?

DEUXIEME PARTIE
PERSPECTIVES PHYSIOCRATIQUES
ABSOLUTISME ÉCONOMIQUE ET AUTONOMISATION DU DROIT DE PROPRIÉTÉ

Du monde infini à l’univers clos : les clôtures en France

Comment se dessine l’impérieuse nécessité de la clôture
Des champs ouverts aux champs fermés Un combat idéologique

De la libération de la propriété à la libéralisation du commerce

La grande transformation physiocratique
Le système physiocratique : l’équilibre du tableau économique
La physiocratie : de la théorie à la pratique

TROISIEME PARTIE
JEAN-JACQUES ROUSSEAU
LA PROPRIÉTÉ EN RÉPUBLIQUE

La propriété et la république

Rousseau contre la féodalité
Un usage anti-féodal du motif de l’allégeance
L’allégeance républicaine comme aliénation au cours de laquelle rien n’est perdu

Souveraineté et distribution

Souveraineté et égalisation des conditions en république
La république rousseauiste est-elle redistributive ?

QUATRIEME PARTIE
PERSPECTIVE SOLIDARISTE DE LA CONSÉCRATION
DE LA PROPRIÉTÉ PRIVÉE AUX PRÉMICES DE L’ÉTAT SOCIAL

Le moment révolutionnaire ou la constitution d’un débat

Sieyès : graver le droit de propriété absolu dans le marbre du droit naturel
Robespierre : soumettre la propriété aux exigences civiques

L’affirmation du dogme de la propriété au xixe siècle

La rhétorique des thuriféraires de la propriété
Le chant d’amour d’Adolphe Thiers
Le contrat social en question, la destination politique du droit à la fin du xixe et au début du xxe siècles

Les prémices de l’État social et la remise en cause du dogme du droit de propriété

La situation politique des solidaristes et la naissance de l’État social
Une solidarité sociologique avant d’être morale Bourgeois (1851-1929) : théorie de la dette sociale
Fouillée (1838-1912) : une théorie non-collectiviste de la « propriété sociale »
Duguit (1859-1928) : la « destination sociale » des biens

Conclusion
Bibliographie
Index

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